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Guépard
Acinonyx jubatus
Le guépard est un prédateur spécialisé de la chasse de jour, dont les populations, résiduelles et fragmentées, déclinent sur l'ensemble de l'Afrique subsaharienne — son statut UICN est « vulnérable ». Sa disparition changerait peu de choses à court terme : lions et hyènes chassent déjà ses proies. Ce qui est en jeu, c'est un créneau précis — la chasse diurne, que les prédateurs nocturnes ne remplacent pas — et la manière dont ses proies se réorganiseraient autour de ce vide.
Et si elle disparaissait ?
Impact FaiblePeu de changement : les proies du guépard — gazelles, impalas — restent activement chassées par les lions et les hyènes, qui lui volent déjà 10 à 12 % de ses proies aujourd'hui.
ExtrapoléeDétail
Extrapolation à partir de Durant (2000), qui documente le vol de proies par les hyènes chez le guépard vivant, pas la conséquence de sa disparition.
Durant (2000) montre que 10 à 12 % des proies tuées par un guépard dans le Serengeti lui sont dérobées avant qu'il ait pu s'en nourrir, principalement par la hyène — une part de la pression de chasse sur les mêmes proies vient donc déjà d'ailleurs. Sa disparition ne retirerait qu'une source de prédation parmi plusieurs déjà actives sur les mêmes espèces.
Ce qui manque pour confirmer : Aucune étude ne mesure directement l'effet du retrait du guépard sur ses proies à un an — le raisonnement part de son rôle de chasseur déjà partiellement redondant avec lions et hyènes.
Le guépard chasse surtout le jour, un moment où lions et hyènes, plus actifs la nuit, chassent peu. Dix ans après sa disparition, ce créneau resterait largement sous-utilisé, le temps qu'un autre prédateur s'y adapte.
ExtrapoléeDétail
Extrapolation à partir de Durant (2000), qui documente l'évitement comportemental du guépard envers lions et hyènes du vivant de l'espèce, pas le devenir de son créneau de chasse après sa disparition.
L'étude établit que le guépard évite activement les zones et moments où lions et hyènes sont présents, ce qui implique une spécialisation partielle sur un créneau diurne moins disputé. Rien ne mesure directement combien de temps ce créneau resterait sous-exploité une fois le guépard disparu.
Ce qui manque pour confirmer : Aucune étude ne suit un site réel après la disparition du guépard pour mesurer le délai avant qu'un autre prédateur occupe ce créneau diurne.
Le guépard a disparu d'Inde dans les années 1950. Un siècle plus tard, les gazelles et antilopes qu'il y chassait seraient vraisemblablement passées sous la régulation d'autres prédateurs déjà présents, comme le loup ou le léopard.
HypothèseSur mille ans, d'autres prédateurs déjà présents — lions, hyènes, léopards — auraient probablement pris en charge la chasse de jour qu'assurait le guépard, sans que sa disparition laisse un vide durable.
HypothèseDocumentation
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IUCN Red List — Acinonyx jubatus, évaluation 2022
Consulté le 7 août 2026
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Durant (2000) — Living with the enemy: avoidance of hyenas and lions by cheetahs in the Serengeti, Behavioral Ecology
Consulté le 7 août 2026
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Laurenson (1994) — High juvenile mortality in cheetahs and its consequences for maternal care, Journal of Zoology
Consulté le 7 août 2026
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Swanson, Caro, Davies-Mostert et al. (2014) — Cheetahs and wild dogs show contrasting patterns of suppression by lions, Journal of Animal Ecology
Consulté le 7 août 2026
Dernière vérification : 16 août 2026