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Séquoia géant

Sequoiadendron giganteum

Moins de 80 000 arbres au total, sur une aire d'occupation réelle d'à…
Risque d'extinction En danger
Espèce fondatriceForêt tempéréeChangement climatiqueDéclin catastrophique
Séquoia géant (Sequoiadendron giganteum)
Photo : Tuxyso, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Majeur
1 an

Dans les parcelles où l'incendie de Castle a fait 93 % de mortalité chez les gros séquoias, le sol du sous-bois — habituellement protégé par leur ombre dense — se retrouve en un an en plein soleil, sans le couvert qui gardait son humidité.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Stephenson et Brigham (2021), qui mesurent la mortalité des séquoias par zone de sévérité de l'incendie, pas l'état du sous-bois qui en résulte.

L'étude établit la mortalité des gros séquoias selon la sévérité du feu (jusqu'à 93 % en sévérité haute) mais ne mesure pas ce que devient le sous-bois une fois la canopée disparue. Le raisonnement part du fait que les gros séquoias comptent parmi les arbres les plus hauts et les plus massifs au monde, formant une ombre dense au sol — sa disparition change nécessairement et rapidement l'exposition du sol au soleil.

Ce qui manque pour confirmer : Aucune étude ne mesure directement l'état du sous-bois et l'humidité du sol un an après une mortalité aussi élevée de gros séquoias — le raisonnement part de leur rôle de canopée dominante, pas d'une mesure sur le terrain.

10 ans

Dix ans après la perte de ses gros séquoias, un bosquet verrait probablement les autres conifères — déjà en concurrence avec ses jeunes pousses aujourd'hui — occuper l'essentiel de l'espace laissé libre, avant qu'un jeune séquoia n'ait la moindre chance de s'y implanter.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir du déclin déjà documenté (UICN) du séquoia géant, attribué en partie à une régénération insuffisante et à la concurrence d'autres conifères du vivant de l'espèce — pas à ce qui se passerait dans un bosquet qui l'aurait perdue entièrement.

La fiche de statut UICN attribue une partie du déclin du séquoia géant à une régénération insuffisante face à la concurrence d'autres conifères, alors même que des séquoias adultes sont encore présents pour produire des graines. Si le bosquet perdait entièrement ses gros séquoias, cette concurrence, déjà favorable aux autres essences aujourd'hui, jouerait sans aucun contrepoids.

Ce qui manque pour confirmer : Aucune étude ne suit un bosquet réel après la perte totale de ses gros séquoias pour mesurer le rythme exact auquel d'autres conifères occuperaient l'espace.

100 ans

Un siècle après avoir perdu ses gros séquoias, un bosquet ressemblerait probablement à n'importe quelle forêt de conifères ordinaire de la Sierra Nevada — sans les troncs à l'écorce épaisse qui résistaient au feu, le sous-bois serait vraisemblablement plus dense et plus inflammable, rendant la parcelle plus vulnérable aux incendies plutôt que mieux protégée.

Hypothèse
1000 ans

Sur mille ans, même si de jeunes séquoias parvenaient à repousser, la forêt de conifères ordinaire installée entre-temps mettrait sans doute des siècles à leur laisser à nouveau assez de lumière et d'espace pour redevenir les géants qu'ils étaient — le séquoia géant vit lui-même plusieurs milliers d'années, un rythme trop lent pour rattraper un millénaire d'absence en une seule génération d'arbres.

Hypothèse