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Diable de Tasmanie
Sarcophilus harrisii
Et si elle disparaissait ?
Impact ModéréDans les régions où la maladie tumorale faciale du diable a le plus longtemps sévi, l'occurrence du chat haret augmente et est significativement associée négativement à celle du diable ; le plus petit des mésoprédateurs indigènes, le dasyure à queue tachetée oriental (quoll oriental), y décline rapidement — cohérent avec une protection qu'il tirait autrefois du diable en supprimant les prédateurs de taille intermédiaire.
DocumentéeDétail
Hollings, T., Jones, M., Mooney, N. & McCallum, H. (2014). Trophic Cascades Following the Disease-Induced Decline of an Apex Predator, the Tasmanian Devil. Conservation Biology, 28(1), 63–75.
L'étude s'appuie sur des données de comptage nocturne au projecteur (spotlighting) menées à l'échelle de la Tasmanie sur plusieurs décennies, avant et après l'arrivée de la maladie selon les régions. Le déclin du diable y est immédiat dans chaque région touchée, sans signe de rétablissement, et coïncide avec la hausse de l'occurrence du chat haret.
Une étude ciblée spécifiquement sur les quolls et les chats ne retrouve pas de hausse claire de l'abondance des chats après le déclin du diable, et propose une explication différente : les chats freineraient le rétablissement des quolls déjà affaiblis, sans en avoir causé le déclin initial.
InsuffisanteDétail
Fancourt, B.A., Hawkins, C.E., Cameron, E.Z., Jones, M.E. & Nicol, S.C. (2015). Devil declines and catastrophic cascades: Is mesopredator release of feral cats inhibiting recovery of the eastern quoll? PLoS ONE, 10(3), e0119303. Les auteurs ne trouvent aucune différence d'abondance relative de quolls, de chats ou de diables entre régions selon l'ancienneté de la maladie ; ils observent seulement un changement de comportement des chats (activité nocturne accrue, moindre évitement temporel des autres prédateurs) là où le diable a décliné le plus longtemps, et avancent l'hypothèse d'un « piège du prédateur » limitant le rétablissement plutôt qu'une libération de mésoprédateur classique. Ils notent eux-mêmes l'absence de données de référence pré-maladie, qui limite toute conclusion causale ferme.
Documentation
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Hollings et al. (2014) — Trophic Cascades Following the Disease-Induced Decline of an Apex Predator, the Tasmanian Devil, Conservation Biology
Consulté le 7 août 2026
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Fancourt et al. (2015) — Devil declines and catastrophic cascades: is mesopredator release of feral cats inhibiting recovery of the eastern quoll?, PLoS ONE
Consulté le 7 août 2026
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Save the Tasmanian Devil Program / synthèses de statut — déclin depuis 1998, statut En danger
Consulté le 7 août 2026
Dernière vérification : 14 août 2026