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Calao à casque rond

Rhinoplax vigil

Aucun chiffre global fiable ; au moins 2 170 têtes et/ou casques ont…
Risque d'extinction En danger critique
Disperseur de grainesForêt tropicaleDéclin catastrophique
Calao à casque rond (Rhinoplax vigil)
Photo : Nur Nafis Naim, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Modéré
1 an

Sans calao pour les transporter, les graines des figuiers hémi-épiphytes — qui germent perchés sur une branche avant que leurs racines ne redescendent au sol — restent bloquées près de l'arbre mère : la poignée qui atteignait autrefois une branche lointaine et propice à germer n'a plus aucun moyen d'y arriver.

Documentée
Détail

Nakabayashi, M., Inoue, Y., Ahmad, A.H. et Izawa, M. (2019). Limited directed seed dispersal in the canopy as one of the determinants of the low hemi-epiphytic figs' recruitments in Bornean rainforests. PLOS ONE, 14(6), e0217590.

L'étude mesure que le calao dispersait les graines de figuiers hémi-épiphytes sur une distance moyenne de 1 612 m, avec 53,3 % des graines transportées à plus d'un kilomètre — mais seulement 11,8 % des dépôts se faisaient sur une branche, le seul microsite où la graine pouvait réellement germer. Cette capacité de transport à longue distance, déjà rare en efficacité, disparaît entièrement avec l'oiseau, dès la première année.

10 ans

Dix ans plus tard, les nouveaux figuiers hémi-épiphytes ne s'établiraient vraisemblablement presque plus qu'à proximité immédiate de leurs arbres hôtes existants : la fraction de graines qui atterrissait, même rarement, sur une branche lointaine et viable a disparu avec le seul disperseur capable de la porter aussi loin.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Nakabayashi et al. (2019), qui mesure la distance et les microsites de dépôt des graines par le calao vivant, pas le devenir du recrutement des figuiers après sa disparition.

L'étude établit que seuls les dépôts sur une branche — 11,8 % du total — offraient une chance réelle de germination, et que plus de la moitié des graines dispersées franchissaient un kilomètre. Sans le calao, ce petit flux de graines vers des sites lointains et viables s'interrompt ; seules les graines tombées près de l'arbre mère par d'autres moyens (gravité, petits animaux) continueraient d'alimenter un recrutement local, très restreint en superficie.

Ce qui manque pour confirmer : Aucune étude ne suit le recrutement réel des figuiers hémi-épiphytes sur un site après la disparition locale du calao, pour confirmer ce ralentissement à dix ans.

100 ans

Un siècle après sa disparition, ces figuiers auraient probablement reculé loin de leurs derniers arbres hôtes, faute d'un animal capable de porter leurs graines aussi loin dans la canopée — un vide qu'aucun autre disperseur connu de la forêt de Bornéo ne comblerait vraisemblablement.

Hypothèse
1000 ans

Sur mille ans, la forêt garderait vraisemblablement des figuiers hémi-épiphytes concentrés en poches autour de leurs arbres hôtes historiques plutôt que répartis largement dans le sous-bois — un patrimoine végétal durablement clairsemé, même sans extinction complète du figuier.

Hypothèse