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Baleine noire de l'Atlantique Nord
Eubalaena glacialis
Et si elle disparaissait ?
Impact ModéréSans grandes baleines pour remonter en surface des nutriments puisés en profondeur pendant leur alimentation, la production de phytoplancton perdrait un apport mesuré directement là où elles restent aujourd'hui présentes.
DocumentéeDétail
Roman, J. et McCarthy, J.J. (2010). The Whale Pump: Marine Mammals Enhance Primary Productivity in a Coastal Basin. PLoS ONE, 5(10), e13255.
Les baleines se nourrissent en profondeur puis remontent respirer et déféquer près de la surface, où leurs déjections riches en azote et en fer stimulent la croissance du phytoplancton — la base de toute la chaîne alimentaire marine. Les auteurs chiffrent cet apport pour le golfe du Maine et estiment qu'il dépassait autrefois largement les apports fluviaux, avant que la chasse commerciale ne réduise les populations de baleines.
Reconstituer les populations de grandes baleines exporterait vers le fond de l'océan environ 160 000 tonnes de carbone par an — contre 9,1 millions de tonnes de moins actuellement stockées depuis le début de la chasse commerciale.
DocumentéeDétail
Pershing, A.J., Christensen, L.B., Record, N.R., Sherwood, G.D. et Stetson, P.B. (2010). The Impact of Whaling on the Ocean Carbon Cycle: Why Bigger Was Better. PLoS ONE, 5(8), e12444.
Une baleine coule au fond de l'océan à sa mort et y exporte durablement le carbone de son corps. Les grandes baleines sont plus efficaces à cet égard que les espèces plus petites qui occuperaient la même niche : retirer une baleine bleue de 92 tonnes libère assez de nourriture pour sept petits rorquals, mais leur biomasse cumulée ne représente que la moitié de celle de la baleine disparue.
Ce volume de carbone reste modeste comparé aux émissions humaines totales — un appoint réel et documenté, pas un levier climatique à lui seul.
ExtrapoléeDétail
Extrapolation à partir de Pershing et al. (2010) : le raisonnement du modèle appliqué à la trajectoire de rétablissement réelle de la population, pas un résultat publié pour cet horizon précis.
Même une reconstitution complète des populations de grandes baleines ne représenterait qu'une fraction infime des émissions de carbone d'origine humaine. C'est un service écologique réel, mesuré, mais présenté par les auteurs eux-mêmes comme un appoint, jamais comme une solution climatique autonome.
Ce qui manque pour confirmer : Des travaux plus récents notent que le rétablissement des bénéfices carbone des grandes baleines est lui-même menacé par le changement climatique, qui modifie la disponibilité de leur nourriture — la trajectoire réelle sur cet horizon reste incertaine.
Documentation
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NOAA Fisheries — North Atlantic Right Whale, statut et effectif
Consulté le 7 août 2026
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Roman & McCarthy (2010) — The Whale Pump, PLOS ONE
Consulté le 7 août 2026
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Pershing et al. (2010) — The Impact of Whaling on the Ocean Carbon Cycle, PLOS ONE
Consulté le 7 août 2026
Dernière vérification : 7 août 2026