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Roussette de Rodrigues

Pteropus rodricensis

20 000 individus
Risque d'extinction En danger
Disperseur de grainesForêt tropicaleEspèce parapluie
Roussette de Rodrigues (Pteropus rodricensis)
Photo : Libor4u, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Modéré
À chaque repas

Sans roussette pour presser le fruit contre son palais et recracher graines et fibres en pelotes, les graines des plantes qu'elle consomme resteraient largement sous l'arbre d'origine plutôt que d'être dispersées au loin — puisque l'animal se déplace ensuite pour se nourrir ou se reposer ailleurs.

Documentée
Détail

Comptes rendus naturalistes compilés par l'UICN et les programmes de conservation (Durrell Wildlife Conservation Trust, Mauritian Wildlife Foundation).

Ce comportement alimentaire — presser le fruit puis recracher graines et fibres — est documenté chez l'ensemble du genre Pteropus et confirmé pour cette espèce en particulier par les programmes de suivi menés sur Rodrigues. Il en fait mécaniquement un agent de dispersion à distance, contrairement aux graines qui tombent simplement sous l'arbre mère.

Chez l'espèce apparentée de Maurice

Chez sa proche parente des Mascareignes, la roussette de Maurice, la dispersion des graines par l'espèce profite de façon disproportionnée aux grands arbres de canopée — un mécanisme plausible pour la roussette de Rodrigues elle-même, mais qui n'a pas fait l'objet d'une étude quantifiée dédiée sur l'île de Rodrigues.

Extrapolée
Détail

Nyhagen, D.F., Turnbull, S.D., Olesen, J.M. & Jones, C.G. (2005). An investigation into the role of the Mauritian flying fox, Pteropus niger, in forest regeneration. Biological Conservation, 122(3), 491–497 — étude sur l'espèce sœur Pteropus niger, pas directement sur P. rodricensis.

La population de la roussette de Rodrigues est tombée à environ 70 individus après un cyclone dans les années 1970, à la suite d'une déforestation déjà ancienne de l'île, puis est remontée à environ 20 000 individus en 2016 grâce à la restauration d'habitat menée par la Mauritian Wildlife Foundation — un rétablissement spectaculaire qui coïncide avec le retour de la forêt, sans constituer une étude contrôlée isolant la contribution spécifique de la chauve-souris.

Ce qui manque pour confirmer : Une étude de terrain dédiée à Pteropus rodricensis sur l'île de Rodrigues elle-même, mesurant directement son effet sur la régénération forestière plutôt que de l'inférer de sa proche parente mauricienne, manque encore.