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Python birman
Python bivittatus
Et si elle disparaissait ?
Impact ÉlevéLà où le python birman introduit s'est établi, des relevés routiers nocturnes totalisant près de 57 000 km ont mesuré un effondrement des observations de mammifères : ratons laveurs −99,3 %, opossums −98,9 %, lynx roux −87,5 %, et aucun lapin détecté — alors que ces mêmes espèces restent abondantes dans les zones encore hors de portée du python.
DocumentéeDétail
Dorcas, M.E., Willson, J.D., Reed, R.N., Snow, R.W., Rochford, M.R., Miller, M.A., Meshaka, W.E. Jr., Andreadis, P.T., Mazzotti, F.J., Romagosa, C.M. & Hart, K.M. (2012). Severe mammal declines coincide with proliferation of invasive Burmese pythons in Everglades National Park. Proceedings of the National Academy of Sciences, 109(7), 2418-2422.
L'étude compare les taux d'observation de mammifères le long des routes du parc avant et après l'établissement du python, ainsi qu'entre zones envahies depuis longtemps, récemment envahies et encore indemnes. Le gradient géographique et temporel est net : plus la présence du python est ancienne, plus le déclin des mammifères est sévère, ce qui exclut une cause climatique ou saisonnière commune à tout le parc.
L'effondrement des ratons laveurs et des opossums — deux prédateurs de nids — a mesurablement réduit la prédation des nids de tortues marines sur les plages où le python s'est établi : un effet en cascade indirect, le python n'attaquant jamais lui-même les nids.
DocumentéeDétail
Willson, J.D. (2017). Indirect effects of invasive Burmese pythons on ecosystems in southern Florida. Journal of Applied Ecology, 54(4), 1251-1258.
La synthèse compare les taux de prédation des nids (notés sur une échelle de 1 à 5) entre sites selon l'ancienneté de l'invasion : score moyen de 1,5 là où le python est établi depuis longtemps, contre 4,6 là où il est absent ou récent. L'effet passe entièrement par la suppression des mammifères prédateurs de nids, pas par une action directe du python.
La Floride finance depuis des années des campagnes de capture de pythons, mais aucune étude n'a pu mesurer si un retrait suffisant ferait remonter les populations de ratons laveurs, d'opossums et de lapins vers leur niveau d'avant-invasion, ou si d'autres changements survenus depuis rendent ce rétablissement improbable.
InsuffisanteDétail
Les captures annuelles, même en centaines d'individus lors de concours médiatisés comme le « Python Challenge », restent minuscules face à une population invasive estimée en dizaines de milliers d'individus répartis sur un territoire difficile d'accès. Aucun site n'a encore atteint un retrait suffisant pour tester la réversibilité de la cascade.
Documentation
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Dorcas et al. (2012) — Severe mammal declines coincide with proliferation of invasive Burmese pythons in Everglades National Park, PNAS
Consulté le 10 août 2026
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Willson (2017) — Indirect effects of invasive Burmese pythons on ecosystems in southern Florida, Journal of Applied Ecology
Consulté le 10 août 2026
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IUCN Red List — Python bivittatus, statut et tendance
Consulté le 10 août 2026
Dernière vérification : 14 août 2026