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Python birman

Python bivittatus

aucun recensement mondial ; l'UICN documente un déclin de 30 à plus…
Risque d'extinction Vulnérable
Espèce envahissantePrédateur apicalCascade trophiqueZone humide
Python birman (Python bivittatus)
Photo : Cvmontuy, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Élevé
1 an

Sans le python birman, la prédation nocturne qui a fait chuter les observations de ratons laveurs de 99,3 %, d'opossums de 98,9 % et de lynx roux de 87,5 %, et fait disparaître les lapins des relevés routiers, s'arrête net dès la première année.

Documentée
Détail

Dorcas, M.E., Willson, J.D., Reed, R.N., Snow, R.W., Rochford, M.R., Miller, M.A., Meshaka, W.E. Jr., Andreadis, P.T., Mazzotti, F.J., Romagosa, C.M. & Hart, K.M. (2012). Severe mammal declines coincide with proliferation of invasive Burmese pythons in Everglades National Park. Proceedings of the National Academy of Sciences, 109(7), 2418-2422.

L'étude compare les taux d'observation de mammifères le long des routes du parc avant et après l'établissement du python, ainsi qu'entre zones envahies depuis longtemps, récemment envahies et encore indemnes. Le gradient géographique et temporel est net : plus la présence du python est ancienne, plus le déclin des mammifères est sévère, ce qui exclut une cause climatique ou saisonnière commune à tout le parc — et confirme que c'est bien la prédation du python, réversible dès sa disparition, qui pilote le déclin.

10 ans

Cette prédation en moins profite d'abord aux tortues marines : les ratons laveurs et les opossums, deux prédateurs de nids réduits à presque rien par le python, retrouveraient des effectifs suffisants en une décennie pour recommencer à piller les nids sur les plages qu'ils désertaient — inversant le répit temporaire dont ces nids avaient bénéficié pendant l'invasion.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Willson, J.D. (2017), qui mesure la réduction de la prédation des nids de tortues marines pendant que le python maintient les ratons laveurs et opossums à un niveau très bas — sans mesurer ce qui se passerait si ces prédateurs de nids retrouvaient leurs effectifs.

Willson (2017) montre un score de prédation des nids de 1,5 (sur 5) là où le python est établi depuis longtemps, contre 4,6 là où il est absent — un effet qui passe entièrement par la suppression des mammifères prédateurs de nids. Si le python disparaissait, rien dans l'étude n'empêche en principe ce mécanisme de s'inverser une fois les mammifères revenus en nombre suffisant, mais aucun site n'a encore permis de le vérifier.

Ce qui manque pour confirmer : Aucun site n'a connu un retrait du python suffisant et suivi dans la durée pour vérifier si les ratons laveurs et les opossums reviennent réellement en une décennie, et si la prédation des nids de tortues reprend au même rythme qu'avant l'invasion.

100 ans

Un siècle de retrait du python birman ne suffirait sans doute pas à répondre à la question qui compte le plus : les campagnes de capture menées en Floride depuis des années restent minuscules face à une population invasive estimée en dizaines de milliers d'individus, et aucun site n'a jamais atteint un retrait suffisant pour tester si les mammifères reviennent une fois le prédateur retiré — un siècle de plus n'y changerait probablement rien tant que le retrait complet reste hors de portée.

Hypothèse
1000 ans

Sur mille ans, même un retrait complet et durable du python ne recréerait sans doute pas les Everglades d'avant son arrivée : d'autres espèces introduites, la perte d'habitat et la modification des zones humides elles-mêmes auraient eu tout le temps de recomposer l'écosystème autour d'un vide que les ratons laveurs et les opossums d'origine ne rempliraient plus exactement de la même façon.

Hypothèse