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Manchot empereur

Aptenodytes forsteri

595 000 adultes (2026)
Risque d'extinction En danger
Milieu marinChangement climatiqueDéclin catastrophiqueEspèce parapluie
Manchot empereur (Aptenodytes forsteri)
Photo : Ian Duffy, Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Modéré
1 an

Le manchot empereur chasse le krill et les petits poissons sous la banquise ; sans lui, cette pression de chasse disparaît presque du jour au lendemain autour des anciennes colonies, et les phoques léopards ou les labbes qui prélevaient parfois un œuf, un poussin ou un adulte affaibli doivent aussitôt reporter cette part de leur alimentation ailleurs.

Hypothèse
10 ans

Cette bascule de régime devient une pression nouvelle : les prédateurs et charognards qui comptaient un peu sur le manchot se reportent davantage sur d'autres colonies d'oiseaux marins, tandis que le krill et les poissons légèrement plus abondants localement profitent surtout à d'autres chasseurs de krill — phoques crabiers, baleines — jamais au manchot lui-même, puisqu'il n'existe plus.

Hypothèse
100 ans

Le manchot empereur est le seul grand prédateur à se reproduire directement sur la banquise plutôt que sur la terre ferme, ce qui lui permettait de chasser sous une glace dense inaccessible à la plupart de ses concurrents. Un siècle sans lui, ce mode de chasse resterait vacant : les autres prédateurs de krill se répartiraient autrement le long des côtes, sans jamais recréer un foyer de prédation aussi concentré au même endroit.

Hypothèse
1000 ans

Sur un millénaire, le réseau alimentaire antarctique se réorganiserait durablement autour de prédateurs qui n'ont pas besoin de glace stable pour se reproduire — justement ce que le manchot empereur apportait de particulier. Cette portion du système, le krill et les poissons chassés sous la banquise épaisse, ne retrouverait jamais un prédateur équivalent.

Hypothèse