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Manchot Adélie

Pygoscelis adeliae

10 000 000 individus matures à l'échelle du continent (dernière évaluation UICN, 2020)
Risque d'extinction Préoccupation mineure
Milieu marinChangement climatique
Manchot Adélie (Pygoscelis adeliae)
Photo : Godot13, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Faible
1 an

Sans manchots Adélie, une partie du krill qu'ils auraient mangé — plusieurs millions d'oiseaux à l'échelle du continent — resterait disponible pour les phoques crabiers, les baleines et les autres espèces de manchots qui se nourrissent des mêmes bancs, qui en profiteraient dès la première saison.

Hypothèse
10 ans

Sur une dizaine d'années, ce surplus de krill se diluerait probablement entre de nombreuses espèces plutôt que de profiter surtout à une seule : les baleines à fanons, elles-mêmes encore en rétablissement après des décennies de chasse historique, absorberaient sans doute une bonne part de ce supplément sans qu'aucune population ne connaisse de croissance spectaculaire.

Hypothèse
100 ans

Sur la péninsule antarctique de l'Ouest, où les colonies ont déjà reculé de 65 % en 25 ans, un siècle de déclin continu viderait sans doute cette partie du littoral de l'un de ses principaux consommateurs visibles de krill — un vide que les phoques et les baleines de la même région combleraient probablement peu à peu, sans changement spectaculaire pour le reste de la chaîne alimentaire locale.

Hypothèse
1000 ans

Sur mille ans, même une disparition complète du manchot Adélie à l'échelle du continent laisserait vraisemblablement peu de traces durables et spécifiques dans la chaîne alimentaire antarctique : les autres grands consommateurs de krill occuperaient l'espace laissé vacant, et l'écosystème garderait surtout la marque du recul du krill lui-même et du réchauffement — pas celle de l'absence d'une espèce en particulier.

Hypothèse

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