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Écureuil gris

Sciurus carolinensis

aucune estimation mondiale ; abondant et en expansion dans son aire…
Risque d'extinction Préoccupation mineure
Espèce envahissanteDisperseur de grainesForêt tempérée
Écureuil gris (Sciurus carolinensis)
Photo : Charles J. Sharp, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Élevé
Chaque automne

L'écureuil gris met en cache dispersée une grande partie de sa récolte de glands, une stratégie où chaque gland est enterré séparément plutôt qu'entassé — une fraction substantielle de ces caches n'est jamais retrouvée par l'écureuil, ce qui revient à planter des chênes à sa place, avec une préférence documentée pour les glands du groupe des chênes rouges, à dormance plus longue et donc plus rentables à mettre en réserve.

Documentée
Détail

Smallwood, P.D., Steele, M.A. & Faeth, S.H. (2001). The ultimate basis of the caching preferences of rodents, and the oak-dispersal syndrome: tannins, insects, and seed germination. American Zoologist, 41(4), 840-851.

L'étude explique pourquoi les écureuils traitent différemment les glands de chênes rouges et de chênes blancs : les glands de chêne blanc germent presque immédiatement après leur chute, ce qui pousse l'écureuil à les consommer plutôt qu'à les stocker, alors que la dormance des glands de chêne rouge en fait de meilleurs candidats à l'oubli productif.

En Grande-Bretagne

Un modèle appuyé sur des données de terrain montre que le remplacement de l'écureuil roux par l'écureuil gris n'est pas dû à la seule compétition alimentaire mais surtout à un poxvirus que l'écureuil gris porte sans en souffrir : là où le virus circule aux côtés de l'écureuil gris, le déclin de l'écureuil roux est environ 25 fois plus rapide que dans les zones où les deux espèces coexistent sans le virus.

Documentée
Détail

Tompkins, D.M., White, A.R. & Boots, M. (2003). Ecological replacement of native red squirrels by invasive greys driven by disease. Ecology Letters, 6(3), 189-196.

Le modèle épidémiologique combine des données de piégeage et de séroprévalence virale sur le terrain pour distinguer l'effet de la compétition pure de celui de la maladie, un cas devenu une référence pour ce que les écologues appellent l'« invasion médiée par une maladie » — l'espèce introduite ne gagne pas parce qu'elle est meilleure compétitrice, mais parce qu'elle propage un agent pathogène auquel elle est elle-même résistante.