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Dragon de Komodo

Varanus komodoensis

1 383 individus matures (2021)
Risque d'extinction En danger
Prédateur apicalChangement climatiqueEspèce parapluie
Dragon de Komodo (Varanus komodoensis)
Photo : Jakub Hałun, Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Modéré
1 an

Sans le dragon de Komodo, seul grand prédateur terrestre de ses îles, cerfs de Timor et sangliers perdraient d'un coup leur unique menace au sol : plus rien ne les pousserait à rester sur leurs gardes près des points d'eau et des sentiers que les dragons empruntent habituellement pour chasser.

Hypothèse
10 ans

Sur une décennie, cerfs et sangliers livrés à eux-mêmes se multiplieraient probablement sur ces îles déjà petites, et brouteraient plus intensément la végétation basse de la forêt sèche de mousson qui couvre Komodo et Rinca — une pression qu'aucun autre grand prédateur ne viendrait compenser.

Hypothèse
100 ans

Sur un siècle, cette pression de broutage sans relâche finirait vraisemblablement par changer la composition de la forêt sèche elle-même sur les petites îles du dragon : moins de jeunes arbres appétents survivraient jusqu'à maturité, et les espèces que cerfs et sangliers évitent de manger prendraient une place croissante.

Hypothèse
1000 ans

Sur un millénaire, aucun autre grand prédateur terrestre ne s'installerait sur des îles aussi isolées pour reprendre ce rôle : cerfs et sangliers resteraient durablement sans prédateur de taille, et la forêt sèche de Komodo et Rinca garderait un visage différent de celui que le dragon avait façonné — plus dense en sous-bois, plus pauvre en jeunes arbres des essences qu'il protégeait indirectement en limitant les herbivores.

Hypothèse