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Dragon de Komodo
Varanus komodoensis
Et si elle disparaissait ?
Impact ÉlevéSous le scénario climatique jugé le plus probable, un modèle démographique spatialement explicite projette une baisse de 89 à 94 % de l'abondance globale du dragon de Komodo d'ici 2050 — mais avec de fortes différences selon les îles : Komodo et Rinca, les deux plus grandes îles protégées du parc national, devraient subsister dans tous les scénarios envisagés, contrairement aux populations des petites îles et de Florès.
DocumentéeDétail
Jones, A.R., Jessop, T.S., Ariefiandy, A., Brook, B.W., Brown, S.C., Ciofi, C., Benu, Y.J., Purwandana, D., Sitorus, T., Wigley, T.M.L. et Fordham, D.A. (2020). Identifying island safe havens to prevent the extinction of the World's largest lizard from global warming. Ecology and Evolution, 10(19), 10492–10507.
Le modèle combine des décennies de suivi de terrain avec des projections de hausse du niveau de la mer et de température, île par île. La montée des eaux menace en particulier les vallées basses où se concentrent aujourd'hui les plus fortes densités de l'espèce — un habitat de prédilection appelé à disparaître en premier, avant même que l'île elle-même ne devienne globalement inhabitable.
Reclassé en 2021 de « vulnérable » à « en danger », le dragon de Komodo devient un cas rare d'espèce reclassée principalement à cause de projections climatiques plutôt que d'un déclin déjà mesuré sur le terrain — jusqu'à 70 % de son habitat actuel pourrait devenir inadapté d'ici 2050 selon les scénarios d'émissions.
DocumentéeDétail
UICN SSC Monitor Lizard Specialist Group (2021). Varanus komodoensis. The IUCN Red List of Threatened Species 2021.
L'évaluation s'appuie à la fois sur des données génétiques révélant une taille de population efficace réduite et sur les projections de modélisation spatiale — une combinaison de preuves rétrospectives et prospectives inhabituelle pour justifier un changement de catégorie de menace, la plupart des reclassements reposant sur un déclin déjà observé plutôt que projeté.
Seul grand prédateur terrestre de ses îles, le dragon de Komodo régule vraisemblablement les populations de cerfs et de sangliers qu'il chasse — mais aucune étude de retrait ou de comparaison entre îles n'a mesuré ce qui se passerait réellement pour ces proies, ou pour la végétation qu'elles broutent, en son absence.
InsuffisanteDocumentation
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IUCN Red List — Varanus komodoensis, réévaluation 2021
Consulté le 14 août 2026
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Jones et al. (2020) — Identifying island safe havens to prevent the extinction of the World's largest lizard from global warming, Ecology and Evolution
Consulté le 14 août 2026
Dernière vérification : 14 août 2026