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Dingo

Canis lupus dingo

Estimations approximatives : 10 000 à 50 000 individus matures en…
Risque d'extinction Non évaluée
Prédateur apicalControverse scientifiqueLibération de mésoprédateur
Dingo (Canis lupus dingo)
Photo : Charles J. Sharp, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Faible
1 an

Dès la disparition du dingo d'une région, la concurrence qu'il exerçait sur les renards et les chats harets pour les mêmes proies s'effacerait presque aussitôt — c'est ce que suggère, en creux, la corrélation observée entre présence du dingo et abondance réduite de ces deux concurrents dans les zones où il est encore présent.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Letnic, Ritchie & Dickman (2012), qui documentent une corrélation entre régions avec et sans dingo, pas un suivi avant/après sa disparition d'un même lieu.

Cette revue synthétise plusieurs études de terrain où la présence du dingo coïncide avec une réduction de l'abondance des renards roux et des chats harets, avec des bénéfices documentés pour certaines espèces de petits mammifères natifs vulnérables à ces prédateurs introduits. Que cette compétition s'efface presque aussitôt après une disparition du dingo est une extrapolation directe de cette corrélation, pas une mesure avant/après.

Ce qui manque pour confirmer : La source repose sur une comparaison entre régions distinctes à un instant donné, pas sur un suivi temporel d'une même région avant et après la disparition du dingo — et des études plus récentes, à plus large échelle, ne confirment pas cet effet (voir le point suivant).

10 ans

Mais à plus grande échelle et sur des zones où le dingo est absent depuis longtemps, cette hausse attendue des renards et des chats harets ne se confirme pas de façon fiable — le dingo ne protège pas systématiquement la faune native des prédateurs introduits, contrairement à ce que suggérait la corrélation de départ.

Documentée
Détail

Fancourt et al. (2019) — Do introduced apex predators suppress introduced mesopredators?, Journal of Applied Ecology.

Plusieurs travaux publiés depuis 2018-2019, dont des études multi-échelles sur dingos et chats harets, ne confirment pas que le dingo limite spatialement ou temporellement l'activité du chat haret à grande échelle. Plus de 130 articles évalués par les pairs ont discuté cette hypothèse depuis les années 1990 sans trancher définitivement — un cas où la littérature reste activement divisée, pas simplement insuffisante.

100 ans

Sur un siècle, faute d'un mécanisme confirmé à grande échelle, la trajectoire dépendrait vraisemblablement bien plus des conditions locales — proies disponibles, autres prédateurs déjà présents — que d'une règle unique applicable à toute l'Australie : certaines régions verraient sans doute plus de renards et de chats, d'autres presque aucun changement.

Hypothèse
1000 ans

Sur mille ans, l'Australie se serait vraisemblablement stabilisée dans des équilibres locaux très divers entre renards, chats harets et faune native, sans que le dingo ne rejoue jamais nulle part le rôle de régulateur unique et systématique qu'on lui prête parfois.

Hypothèse