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Chat domestique errant

Felis catus

non évalué par l'UICN — espèce domestique hors du cadre du statut de…
Risque d'extinction Non évaluée
Espèce envahissantePrédateurExtinctionControverse scientifique
Chat domestique errant (Felis catus)
Photo : Stavrolo, Wikimedia Commons (CC BY 3.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Élevé
Chaque année

Une synthèse systématique de toutes les études disponibles estime que les chats en liberté tuent chaque année de 1,4 à 3,7 milliards d'oiseaux et de 6,9 à 20,7 milliards de mammifères aux États-Unis — l'essentiel du bilan provenant des chats errants et non des chats domestiques suivis, ce qui en fait la plus grande source de mortalité d'origine humaine pour les oiseaux et mammifères du pays.

Documentée
Détail

Loss, S.R., Will, T. & Marra, P.P. (2013). The impact of free-ranging domestic cats on wildlife of the United States. Nature Communications, 4, 1396.

L'estimation combine des dizaines d'études locales de prédation par méthode de synthèse systématique, avec des fourchettes larges qui reflètent l'incertitude réelle plutôt qu'un chiffre unique trompeur. Elle mesure la mortalité directe par prédation, pas l'effet final sur la taille des populations de proies à l'échelle du continent.

Plusieurs siècles

Une revue mondiale recense des impacts du chat introduit sur au moins 175 espèces de vertébrés (reptiles, oiseaux, mammifères) répartis sur au moins 120 îles, le chat étant identifié comme un facteur direct dans plusieurs dizaines d'extinctions insulaires documentées — l'un des bilans d'extinction les plus lourds attribués à une seule espèce introduite.

Documentée
Détail

Medina, F.M., Bonnaud, E., Vidal, E., Tershy, B.R., Zavaleta, E.S., Donlan, C.J., Keitt, B.S., Le Corre, M., Horwath, S.V. & Nogales, M. (2011). A global review of the impacts of invasive cats on island endangered vertebrates. Global Change Biology, 17(11), 3503-3510.

La revue compile la littérature publiée sur la prédation par le chat sur les vertébrés insulaires menacés, île par île. Les espèces sans prédateur mammifère natif — cas fréquent en milieu insulaire — sont particulièrement vulnérables, faute de comportements de défense adaptés.

Aujourd'hui

Les chiffres de mortalité par prédation sont massifs, mais la littérature reste peu concluante sur la question qui compte le plus pour un écosystème continental : cette mortalité fait-elle réellement baisser la taille des populations d'oiseaux à long terme, ou la nature compense-t-elle en partie ? Les preuves d'un effet démographique mesurable existent surtout sur de petites îles, pas en contexte continental.

Insuffisante
Détail

Une mortalité individuelle élevée ne se traduit pas automatiquement en déclin de population si les individus tués auraient de toute façon péri d'une autre cause (compétition, maladie, autre prédateur) avant de se reproduire — un phénomène de mortalité compensatoire bien documenté en écologie des populations, mais rarement isolé spécifiquement pour le chat en contexte continental.